Printemps érable: le SPVQ assure avoir bien agi

Si c'était à refaire, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) utiliserait les mêmes méthodes d'arrestation de masse que celles employées pendant la crise étudiante... quoi qu'en dise un récent jugement.

En entrevue au Soleil, le directeur du SPVQ, Michel Desgagné, conteste la récente décision du juge Daniel Lavoie. Ce dernier a critiqué les méthodes d'intervention de son service pendant les arrestations de masse survenues lors du printemps érable en 2012.

Mercredi, le magistrat de la Cour des petites créances a condamné la Ville de Québec à verser 4000 $ à André Bérubé, un citoyen arrêté lors d'une manifestation le 28 mai 2012. Celui-ci alléguait que ses droits fondamentaux avaient été bafoués. La police l'avait arrêté, menotté, puis privé de sa liberté pendant plus de quatre heures, comme 83 autres personnes, pour une simple infraction au Code de la sécurité routière d'avoir entravé la voie publique.

«Nos stratégies et plans d'intervention sont basés sur des méthodes enseignées et reconnues qui tiennent compte des aspects légaux, indique le directeur Desgagné. Si c'était une ou deux personnes, ça serait facile de les identifier. On n'aurait pas besoin de faire tout ça. Quand on fait face à un groupe comme celui-ci avec des gens [manifestants] quasi professionnels, c'est plus sécuritaire pour eux, la population et pour les policiers», poursuit le directeur.

Avec 200 manifestations, dont 59 consécutives cette année-là, il soutient que ses troupes ont "su gérer la situation sans incident majeur". «Je suis fier du travail effectué. Nous avons fait usage des effectifs et des moyens qui étaient appropriés à la situation [...] Je considère que nous sommes à l'avant-garde dans le domaine de gestion de foule», conclut-il.

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