Les policiers en agents provocateurs

Dans le cadre de manifestations récentes, on observe une nervosité croissante de la part du SPVM et de ses agents, malgré l’apparente sérénité d’Anie Samson, présidente de la commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal, guère troublée par les assauts policiers subis par des citoyens montréalais (dont David Waddington le 9 décembre et Katie Nelson le 18 décembre). Il faut se souvenir que des juges ont rejeté la validité de centaines de contraventions policières fondées sur le P6 et qu’une cour a autorisé un recours collectif contre une des arrestations de masse. Ces décisions ont érodé l’arsenal répressif du SPVM.

Alors que faire pour continuer d’intimider les citoyens et les décourager de participer aux manifs ? Envoyer une poignée de flics déguisés en manifestants, avec les visages voilés même si la loi l’interdit dans le cadre d’une manifestation. Si faciles à distinguer que les manifestants les identifient vite et essaient d’alerter les autres, ce qui angoisse les policiers. Au point qu’un d’entre eux dégaine son revolver face à des manifestants alarmés mais non armés. Ils effectuent des arrestations extrêmement brutales. Les accusations contre les manifestants seront éventuellement balayées par manque de preuves. Derrière tout ce théâtre, une intention : nous épouvanter pour qu’on ne descende plus dans la rue exprimer notre mécontentement. Conclusion : ces policiers sont des agents provocateurs, pas juste des « infiltrés ».

Il est temps que le maire Denis Coderre exige un comportement éthique et responsable de sa police. Et que toutes les municipalités en fassent autant, pour bloquer la croissance du profilage politique, racial et social.

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