HOMA, le quartier des possibles… pour eux. (en 3 actes)

Récemment, Pierre Lessard Blais, président de la société de développement commercial des promenades Hochelaga (accessoirement propriétaire de l’Espace Public et candidat pour Projet Montréal) nous a affirmé que la gentrification était principalement un problème de logements, pas de commerces. Désolé Pete, mais l’offre commerciale d’un quartier et sa composition sociale, c’est pas mal plus lié que ce que t’affirmes. Commerces et Condos sont tout aussi gentrificateurs et vont de pair.

Les artistes et étudiants entraînent les commerces trendy qui entraînent les condos qui entraînent les super-artistes, les supers-commerces, les super-condos et ainsi de suite. Pendant que les Samcon et autres bâtisseurs de condos en carton trouvent toutes les crosses possibles pour ne pas construire du logement social, des nouveaux riches s’achètent des blocs au complet pour les transformer en mansion. MAIS! Ils viennent parce que c’est rendu tellement « authentique et créatif » HOMA. Tous tes cafés préférés sont là, tu peux même inviter tes chums du Plateau à venir souper dans Hochelag’, au Valois ou à l’État Major, amener tes collègues de travail de la Rive Sud à sortir dans le hype du Monsieur Smith ou au Blind Pig sans mourir de honte d’habiter dans le quartier. Anyways, les pauvres vont bien finir par partir avec le temps, comme sur le Plateau.